Bande organisée
Par Jeff Copin - Extrait du Moto Magazine
n°207
Lors d’une sortie en club ou simplement
d’une balade entre amis, la circulation simultanée de plusieurs motos impose
certaines précautions. Quelques astuces pour préserver le plaisir de chacun et
la sécurité de tous.
La constitution du groupe dépend
des différents types de moto (GT, sportives, customs...) et aussi des
spécificités des participant(e)s (âge, expérience...). Quelques
grands principes.
Qui mène le bal ?
Il va de soi que le guide, qui connaît l’itinéraire et fournit toutes les
indications bien en avance (clignotants, feu stop...) roule en tête et
doit être le plus expérimenté possible. Et, contrairement aux idées reçues, il
faut installer en seconde position le ou la motard(e) la moins
expérimentée et/ou disposant de la machine la moins puissante. Le meneur
adaptera son allure en conséquence, lui évitant donc de forcer le rythme. Le
groupe ainsi constitué ne risque pas de se disloquer : personne n’est
distancé ou tenté de rouler « au-dessus de ses pompes » pour
rattraper les autres.
Comment se positionner ?
Le guide se place sur la partie gauche de sa voie de circulation et les autres
participants se placent en quinconce et respectent bien sûr les distances de
sécurité. Une bande de potes qui se font un « strike », ça fait
désordre... et très mal. Il suffit donc de garder un intervalle de 30 à 60
mètres entre chaque membre du groupe (soit une à deux secondes à 90 km/h). Le
cortège peut alors s’étendre sur 120 à 240 mètres, mais le respect des autres
usagers est assuré et leur faculté de dépassement préservée. Celui qui ferme la
marche doit également être expérimenté et avoir une vision globale du groupe
afin d’en anticiper les manœuvres et prévenir au plus tôt les véhicules
suiveurs (feux stop, clignotants...). À l’approche des virages, chacun
se place de façon à suivre la meilleure trajectoire (voir Moto Mag
n° 205, page 106). Cela implique donc un replacement en file indienne
et ainsi un réajustement la distance de sécurité.
Sous-groupes
Au-delà de 5 participants donc, il est préférable de scinder le groupe en
sous-groupes, distants d’un ou deux kilomètres chacun. Cette méthode permet
ainsi d’éviter l’effet « équipée sauvage », encore ancré dans
l’inconscient de certains automobilistes, qui génère parfois des comportements
irrationnels, voire agressifs. Pour garantir le déplacement de plusieurs petits
groupes, un minimum de préparation s’impose : repérage de l’itinéraire,
définition des endroits de pause et de regroupement...
Autres astuces
Dans tous les cas, il s’agit de s’assurer que toutes les machines ont le plein
avant de partir et de connaître la plus faible autonomie du groupe (celle
qui définit les arrêts « ravitaillement »).
En agglomération, rester groupé pour passer les intersections et les feux
ensemble. Si quelqu’un se trouve arrêté au rouge, le reste du groupe se range
sur le bas côté pour l’attendre. Pas question de lui faire prendre des risques
en l’incitant à rattraper, ou pire, à griller le feu.
À la tombée de la nuit, l’idéal est de faire porter des vêtements
réfléchissants par ceux qui délimitent le convoi devant et derrière. Reste les
dépassements, les arrêts et les changements de direction que nous aborderons
dans un prochain numéro.
A retenir...
Photos
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Sécurité - Rouler en groupe |
Sources: www.Motomag.com le 9 septembre 2005